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« L’alcool ? C’est pas interdit... »
« Les soirées trop arrosées ? On a été jeunes aussi…
Encore aujourd’hui, nous sommes adultes mais on fait
parfois des écarts... »
Qui d’entre nous n’a jamais entendu ou prononcé de
telles phrases ?
Pouvons-nous encore nous permettre de telles tolérances lorsque
celles-ci autorisent des comportements devenus aujourd’hui
très dangereux ?
Le problème de l’abus d’alcool s’accentue chaque année.
Il se constate dans des tranches d’âges de plus en plus
jeunes, à tous les niveaux socio-culturels et avec des effets
de plus en plus graves.
Chez les jeunes et les adolescents, le développement du « binge drinking
» doit nous alerter. Ce terme anglo-saxon désigne des excès
dont l’objectif n’est pas le plaisir de la fête, mais l’obtention
la plus rapide d’un état d’ivresse. Ces comportements appellent
bien des questions. Pourquoi ne pas savoir se divertir sans
se saouler ?
Comment arriver à de telles pratiques à un âge où l’on n’en mesure
pas les conséquences ? Les poly-consommations, consistant
à mêler alcool au cannabis ou aux médicaments, se développent
avec les mêmes interrogations.
La violence qui accompagne bien souvent cette alcoolisation, est soit tournée
vers les consommateurs eux-mêmes (paris stupides, comas éthyliques…)
ou vers les autres (incivilités, gênes dans la ville, accidents
de la route…). Elle s’exacerbe sous l’effet de
l’alcool. Le produit sert parfois de prétexte au passage
à l’acte.
Des vies sont en danger.
Le problème est social ; il est aussi sanitaire. Une étude a montré que
la consommation d’alcool à un âge précoce entraîne une
diminution de la matière grise dans plusieurs zones cérébrales.
Ces phénomènes de précocité et de démesure qui caractérisent les consommations
d’aujourd’hui chez les jeunes sont dangereux. Ils nous interpellent
tous car nous avons tous notre part de responsabilité. Ils
doivent cependant alerter en premier lieu les parents, même
si ceux-ci perçoivent avec une certaine impuissance le niveau
inédit d’alcoolisation actuelle des jeunes.
Sans diaboliser ni tout excuser à ces jeunes souvent en quête
d’identité, il est nécessaire que les parents se posent,
non pas seulement en censeurs, mais surtout en responsables.
Avec les acteurs qui œuvrent pour la jeunesse, notamment à
travers des actions de prévention, chacune et chacun de nous
devons nous opposer à ce fléau qui n’épargne personne et
qu’il est nécessaire de combattre.
« C’est dans la jeunesse que se prépare l’avenir
d’un homme »

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